PDNA-GEME – Présentation générale
Le paludisme reste l’une des principales causes de morbidité et de mortalité en Afrique subsaharienne (ASS). Bien que de nombreuses interventions aient été mises en place pour lutter contre cette maladie, des rapports récents suggèrent que les progrès se sont arrêtés en raison de plusieurs facteurs, notamment la réduction des financements et la diminution de l’efficacité des interventions bien établies [2-4]. D’où la nécessité de dépasser les approches traditionnelles de la lutte contre le paludisme en exploitant les progrès récents des technologies de séquençage et de génotypage qui offrent des données génomiques complètes. L’adoption des informations génomiques par la plupart des programmes nationaux de lutte contre le paludisme (PNLP) a été très lente en raison du manque de capacité à générer, analyser et utiliser les données génomiques dans la politique et la prise de décision. En outre, la communication entre les scientifiques africains qui mènent des études génomiques sur le continent et les PNLP dans leurs pays est limitée. Pour contribuer davantage à la réduction significative de la mortalité et de la morbidité dues au paludisme, nous entendons i) améliorer la compréhension et la connaissance des concepts scientifiques de la surveillance moléculaire du paludisme dans les PNLP de l’Afrique subsaharienne et ii) accroître l’utilisation des données et des indicateurs génétiques par les PNLP et les ministères de la santé (intégrés aux données épidémiologiques) afin de prendre des décisions et d’élaborer des politiques éclairées en vue de l’élimination du paludisme. Les éléments suivants indiqueront clairement que les objectifs susmentionnés sont atteints : i) les plans quinquennaux des PNM prévoient la collecte d’échantillons biologiques pour la génération de données génétiques ; ii) les PNM disposent de connaissances et de capacités accrues et mesurables pour accéder aux données génomiques, les interpréter et les utiliser afin d’éclairer les activités et les politiques programmatiques ; iii) les PNM et d’autres parties prenantes s’engagent davantage dans la planification et la mise en œuvre de la surveillance moléculaire. Un certain nombre d’indicateurs soigneusement élaborés seront conçus pour mesurer nos progrès, notamment le nombre de membres du personnel des PNLP formés par pays et par an aux concepts de la surveillance moléculaire du paludisme (MMS), le nombre d’ateliers organisés par le consortium, le nombre de PNLP communiquant des indicateurs moléculaires sur le paludisme sur une base annuelle.